le dicton du jour

mardi 11 juin 2019

La réponse de la pierre, Juan Francisco Nevado Mellado



Il etait une fois un garçon appelé Pablo. Il était curieux, incrédule et têtu. C'est pourquoi
il commença à s'inquiéter sur le monde. Il se demandait si le monde restait immobile ou
bougeait. Comme Pablo ne rencontra pas la réponse, il demanda à l'oiseau:

- Le monde reste immobile ou bouge?


- À mon avis, le monde bouge car, d'après mon expérience, si je me tiens sur une branche,
la branche tremble. Mais je ne sais pas, demande à l'arbre, répondit l'oiseau.

- Arbre, le monde reste immobile ou le monde bouge?

- Si je pense à ce que je suis, le monde ne bouge pas. Moi je reste sur place depuis la nuit
des temps. Mais, si j'observe ce qui se passe autour de moi, le monde bouge. À mon avis,
le monde reste immobile car, d'après mon expérience, seule les choses passagères
bougent. Le monde reste et restera pour toujours. Donc, je suis certain que le monde
reste immobile. Je ne sais pas, va demander à la pierre, répondit l'arbre.


Pablo demanda à la pierre:

- Le monde bouge ou est dressé?

- Si je pense à ce que je suis, le monde ne bouge pas. Moi je reste sur place depuis la nuit
des temps. Mais, si j'observe ce qui se passe autour de moi, le monde bouge, répond la
pierre.

- Pourquoi?, demanda Pablo intrigué.

- Parce que sinon comment expliquer le jour et la nuit? Je ne sais pas si le monde bouge.
Mais je sais que le monde tourne sur soi. Comme moi, quand je tombe par le flanc de la
montagne.


Tel est mon mensonge du soir! Les contes sont des mensonges… mais des mensonges
qui disent la vérité.

La vérité des rêves, Noelia Carrasco Jiménez




Un jour, un garçon se couchait comme chaque nuit et ce n’était pas une nuit comme les
autres. Cette nuit-là était différente. Un rêve le faisait voir le visage de sa bien-aimée et
le rendait heureux et le lendemain, quand il se leva de bonne heure, il se dépêcha à
peindre le visage de la femme dont il avait rêvé et décida d'aller la chercher.
Avec son portrait et son sac à dos, il partit de Asyut pour un long voyage. Il partit  à
Helwan et demanda au plus vieil homme et le plus sage de la ville:

- Monsieur, vous qui êtes le plus vieil homme de la ville, reconnaissez-vous cette
dame comme une des filles de cette ville?
- Non, je ne l’ai jamais vue.


Il continua son long voyage, marcha, marcha, marcha et arriva à Helwan.

- Monsieur, vous qui êtes le plus vieil homme de la ville, reconnaissez-vous cette
dame comme une des filles de la ville?


- Non, je ne l’ai jamais vue.


Après de longues journées à pied par le désert, suivant les caravanes il arriva à Jartum
long voyage, il est arrivé à Jartum et il a approché deux filles qui marchaient à proximité.

- Bonjour les filles, regarde mon portrait , tu la connais?
- Non, on ne l’a jamais vu.

Il arriva à Giza et demanda au plus vieil homme et le plus sage du ville:

- Monsieur, vous qui êtes le plus vieil homme de la ville, reconnaissez-vous cette
dame comme une des filles de la ville?

- Je suis désolé mon garçon, je ne la connais pas et je ne l’ai jamais vue.


Il alla se reposer, complètement découragé et, encore une fois, il vit, la nuit, la jeune fille
au visage éblouissant dans son rêve. Le lendemain il poursuivit son chemin jusqu'à la
ville de Asyut. Messieurs, vous qui êtes le plus vieux hommes et les plus sages de la ville,
reconnaissez-vous cette dame comme une des filles de la ville?

- Non, ça ne me semble pas familier du tout, répondit l’un des vieux.
- Attends, laisse-moi voir le portrait de plus près. Mais c’est la fille d'Hassan, celle qui
vient de partir à Asyut. Il paraît que c’est là qu’habite celui qui deviendrait son mari.

- Mais... elle est partie quand ?  à Asyut?, interpella le jeune homme hors de soi.


Les deux vieux sages ne répondirent plus, trouvant le jeune fort impoli.

Alors, le conte alla rejoindre la mer et celui qui le humera, entrera au paradis.

Les étoiles et les grains de sable, Julia Jiménez Holguín



Il était une fois un garçon appelé Samuel qui vivait dans une petite ville. Samuel était
fasciné par le nombre incontable d'étoiles dans le ciel. Il voulait connaître s'il y avait
une formule pour compter les étoiles. Alors, il partit à la recherche de la formule qui
pourrait le permettre de savoir combien d'étoiles il y a.  


D'abord, il rencontra la girafe et il lui demanda:

- Bonjour dame girafe!

- Bonjour jeune homme, puis-je vous aider avec quelque chose?, répondit la girafe.

- Connaissez-vous la formule pour compter toutes les étoiles de l'univers?, lui
demanda Samuel.

- Oh! C'est impossible petit, personne ne peut compter les étoiles.


Mais il ne se découragea pas et continua à marcher, marcher, marcher. Plus loin, il
rencontra la tortue et lui demanda:

- Bonjour, belle tortue, puis-je vous poser une question très importante?

- Bonjour, comment je pourrais vous aider?

- Connaissez-vous la formule pour compter les étoiles de l'univers?

- Quoi?! tu es fou? Un garçon aussi jeune que tu ne devras pas penser à ces choses-là.
Vouloir savoir trop peut te rendre fou.


Samuel avait déjà perdu tout son espoir, quand tout à coup rencontra le lion qui s’avérait
l’animal le plus fort et le plus sage.

- Monsieur lion, s'il vous plaît attendez!

- agggggg, aggggg. Oui?

- Connaissez-vous une formule pour compter toutes les étoiles de l'univers?

- Bien sûr, petit. Mais c'est une formule un petit peu compliquée pour ton âge. C'est
sur que tu veux la savoir?  

- Oui.

- C'est bien simple. Si tu arrives à compter tous les grains de sable de la savane, tu
sauras combien il y a d'étoiles.  

- C'est impossible! Je n'arriverai jamais à faire ça!

- Voilà ta réponse, petit. Si ce n’est pas possible, c’est qu’on ne peut pas.

Le conte a répondu, il se tait.

Une rencontre indésirable, Mireya Jiménez Nevado


Il était une fois une jeune femme  très belle qui vivait au Tantâ. Toutes les nuits elle
rêvait avec l’homme de sa vie. Chaque matin, quand elle se réveillait, elle dessinait le
portrait de cet homme  et ajoutait plus de détails chaque jour. Un jour, la femme parla
avec ses parents et elle leur dit:


  • Père, mère, je rêve d’un homme qui veut être mon mari. Il faut que j’aille à sa
rencontre. Je sais qu’il habite à Asyut.
  • Nous avons très peur que vous alliez seule à cette ville, tu ne connais pas l’homme
et tu dois faire attention aux inconnus gens.


Elle décida d’aller le chercher dans sa ville natale car elle avait compris dans son rêve
que l’homme de ses rêves habitait à Asyut. Son père lui organisa le voyage dans la
caravane qui traversait le désert jusqu'à la ville. Elle monta sur un chameau et commença
son voyage.
Son premier arrêt était à Guizeh. Cette nuit-là, alors qu’elle regardait le dessin avant de
s’endormir, un chameau l’a trouvée sur le sol:
  • Qu’est ce que tu fais?, lui demanda le chameau.
  • Dessiner pour le trouver, répondit-t-elle sans se surprendre.


Elle lui montra le dessin et lui demanda:

  • Tu sais qui est-ce?
  • Non, mais peut-être les bédouins ou les marchands de la caravane pourront t’aider
à le trouver.
         
Quand ils arrivèrent à la ville Beni Suef, deux heures plus tard, elle demanda un des
bédouins de la caravane qui se réposait:

  • Bédouin, avez vous déjà vu cet homme?
  • Oui, je l’ai vu, il vit à Asyut. C’est très loin d’ici. Tu peux passer la nuit à Minieh.
  • Merci beaucoup!


La femme ne pouvait pas le croire, à chaque fois, elle était plus proche d’être avec son
homme.


Quand elle arriva à l’oasis de Minieh, elle regarda le dessin pour la dernière fois et elle
se coucha et s’endormit tout de suite. Cinq minutes plus tard, un voleur qui s’était
approchée d’elle pour d’elle pour lui voler son collier, la rêveilla.

  • Qu’est-ce que tu fais?
  • Ne t’inquiète pas. Si tu m’accompagnes, je t’emmène devant celui que tu cherches.
La très belle jeune fille le suivit et plus jamais on n’a rien su d’elle.

C’est ce qu’une vieille qui revenait du champ tout à l’heure vient de me dire,

et je vous le transmets fidèlement.




La disparition de la lune, Sonia Román Quintanilla



Il était une fois un enfant bavard et curieux comme sont les enfants, qui voulait savoir
pourquoi la Lune n'était pas sortie la nuit et il s’en alla trouver la réponse et demanda,
demanda, demanda.
  • Pourquoi la lune n´est pas sortie cette nuit, mère ?
  • Eh bien, mon fils, je ne sais pas, demande à la fourmi, elle travaille jour et nuit,
  • peut-être le sait-elle, répondit la mère.


Jose alla se promener et il rencontra la fourmi et lui demanda:


  • Pourquoi la lune n´est pas sortie cette nuit, fourmi?
  • Je suis trop petite pour voir ce qui se passe dans l'espace, demande à l'éléphant,
  • il est plus grand et plus vieux que moi, peut-être le sait-il, respondit la fourmi.


Jose continua sa promenade. Quand il rencontral éléphant il lui dit:


  • Éléphant, pourquoi la lune n´est pas sortie cette nuit?


L'éléphant répondit:


  • Et bien je ne sais pas, je suis plus grand et plus vieux mais je ne peux pas voir ce
qui se passe avec la Lune. Tu peux demander à la girafe, avec son cou si long elle
peut voir ce qui se passe dans l'espace.

Jose rentrant tard chez lui courait, courait, courait et se heurta contre les pattes de la
girafe. Alors, s'excusant, il lui demanda:


  • Excusez-moi girafe, j’arrive en retard, pourriez-vous  m’expliquer pourquoi la lune
n´est pas sortie cette nuit?
  • Eh bien regarde José, la lune ne sort pas parce qu’elle joue à cache-cache avec les
enfants, respondit la girafe.

  • C'est pour ça, alors! Elle joue avec moi. Guau!!!


L'enfant regarda la pleine lune qui venait de sortir de ses yeux grands ouverts et s'en alla
dormir.

Alors, le conte alla rejoindre la mer et celui qui le humera, entrera au paradis.

La question de la tortue, Nuria Largo Román




Il était une fois une tortue qui vivait dans un zoo. La tortue essayait d’arriver  la première
à la nourriture, mais elle arrivait toujours la dernière. La tortue fatiguée de ne pas manger,
décida de consulter les autres animaux.

- Guépard, pourquoi es-tu si rapide et moi, je suis si lente?, lui demanda la tortue.

- Aij eij eij…... parce que je m'entraîne plus que toi, dit le guépard pas très convain-
cant.


La tortue, dont la réponse du guépard ne lui convainquit pas, alla demander au cheval.

- Cheval, pourquoi es-tu si rapide et moi, je suis si lente?, lui demanda la tortue

- Iiiiiiihhh brrrrrr... parce que j'ai les jambes plus longues que les tiennes, dit le
cheval.


La tortue, dont la réponse du cheval ne lui convainquit pas, alla demander à l’autruche.

- Autruche, pourquoi es-tu si rapide et moi, je suis si lente?, lui demanda la tortue.

- Plplplpl….. parce que mes plumes me rendent plus légère, dit l’autruche.


La tortue, qui avait toujours faim et dont la réponse de l'autruche ne lui convainquit pas,
rencontra par hasard le gardien du zoo et lui demanda:

- Pourquoi je vais si Ndanke Ndanke?, lui demanda brusquement la tortue.

- Parce que vous portez votre maison sur votre dos, vous survivez avec trois fois
rien et vous jouissez d'une longue vie à cause de ça, Ndanke Ndanke, répondit sec le
gardien et s'en alla

Tel est mon mensonge du soir ! Les contes sont des mensonges... mais des mensonges
qui disent la vérité.

Le fou rire et la mouette, Juan Diego Fernández




Il était une fois un homme et son rire. C'était un rire énorme. L'homme ne pouvait pas
le contrôler.
Un jour l'homme a connu l'eau. C'était le jour de sa naissance. Depuis lors, leur relation
était inévitable. L'eau n'a pas aimé cette relation. L'homme la méprisait.
Un jour l'homme a dit:

- Je t'utilise pour cuisiner.- et il a ri, il ne pouvait pas contrôler son rire.

L'eau a répondu:

- Ne me sous-estime pas, un jour tu regretteras.

Une mouette les regardait.


Un autre jour l’homme a dit:

- Je te boirai parce que j'ai soif.- et il a ri, il ne pouvait pas contrôler son rire.
- Ne me sous-estime pas, un jour tu regretteras.

La mouette les regardait.


Un autre jour l’homme a dit:

- Je vais me baigner en toi.- et il a ri, il ne pouvait pas contrôler son rire.
- Ne me sous-estime pas, un jour tu regretteras.

La mouette les regardait.


L'homme est entré dans l'eau de la plage. Et il s'est baigné. Et il a ri.
Une vague est venue au nom de l’eau et elle a dit:

- Puis-je vous emmener au fond de la mer?
- Bien sûr que non.- répondit l'homme, et il a ri.

La mouette a commencé à voler.


Une autre vague est venue au nom de l’eau et elle a dit:

- Puis-je vous emmener au fond de la mer?
- Impossible.- répondit l'homme, et il a ri, et il a ri.

La mouette s'est approchée.


Une autre vague est venue au nom de l’eau et elle a dit:

- Puis-je vous emmener au fond de la mer?
- Non, non, non.- répondit l'homme, et il a ri, et il a ri, et il a ri.

La mouette se tenait à côté de l'homme et a commencé à faire des sons amusants.
L'homme a ri incontrôlable. Il ne pouvait pas s'arrêter.


Une autre vague est venue au nom de l’eau et elle a dit:

- Puis-je vous emmener au fond de la mer?

L’homme a ri, et il a ri, et il a ri. Et il n'a pas écouté la vague. Comme il n'a pas répondu,
la vague l'a traînée au fond de la mer, l'homme s'est noyé et est mort.


L’eau a dit:

- Tu n'aurais pas dû me sous-estimer, je vous avais dit que vous le regretteriez.

Alors, le conte alla rejoindre la mer et celui qui le humera, entrera au paradis.