le dicton du jour

vendredi 14 juin 2019

Les devoirs de l'école, Arantxa Sánchez Arias



Il était une fois une fille qui tous les jours pour aller à l'école, marchait pendant 4 kms.
Un jour qu'elle devait faire ses devoirs, elle commença à réfléchir parce que le vent était
parfois très fort et que parfois on ne l'apercevait plus. Puis elle songea à aller dans la
savane pour voir de résoudre ce doute troublant qu'elle avait depuis des jours, voire
des semaines.
D'abord, elle demanda à son père. Peut-être avait-il la réponse.
Il était comme toujours assis dans son fauteuil en train de lire un vieux livre.
Elle s'est tenue longtemps devant lui, il n'a même pas réagi.
Puis elle a demandé:


- Papa, j'ai une question á te poser, lui demanda-t-elle.
- Je n'ai pas beaucoup de temps, alors, dis-moi vite.
- C'est un doute que j'ai et ça me dérange beaucoup, Combien de types de vents y a-t-il?


Et après avoir réfléchi un moment, il répondit:


- Et bien, je n'y ai jamais pensé mais je ne peux pas te va répondre. Va demander à ta
mère.
La jeune fille ne trouvant pas sa mère, s'assit à l'ombre de son arbre préféré. Quand
soudain elle vit s'approcher  un très beau perroquet rouge.


Alors, elle lui demanda:


- Bonjour, tu peux m'aider?
Et le perroquet répondit:
- Bonjour, tu peux m'aider?
La fille  pensa que le perroquet se moquait d'elle et lui demanda brusquement:
- Je n’ai pas de temps, à perdre. Pourquoi y a-t-il de différents types de vents?


Et le perroquet répéta sa phrase invariablement:


Fâchée, elle se leva et s'approcha du lac où habitait un vieil hippopotame.
Et elle lui demanda:
- Bonjour, tu peux m'aider avec un travail scolaire?
- Eh bien, viens me le dire!
- Pourquoi y a-t-il de différents types de vents?
Et l'hippopotame après avoir ri pendant plus d'une minute, l'observa de près. Et dit:


- Je n'ai pas de réponse claire à cela. Je sais seulement que quand je dors, je souffle
lentement; quand je bâille, une grande respiration se fait entendre. Mais si je me fâche,
alors, si je me fâche... j'éparpille mes crottins et mes gaz malodorants sur un rayon de
2 mètres. Tu veux voir?
-Ah non, merci. J'ai compris. Il y a trois sortes du vent: le souffle, la respiration et
le pet.
Elle rentra à la maison et répondit à la question sur son cahier d’école.
Le conte a répondu, il se tait.

La pomme et la Terre, Víctor Pintor Marín

Un enfant s'est endormi sous un arbre. Une pomme tomba sur lui et le réveilla.
Il a commencé à réfléchir et à trouver des questions qu'il ne pouvait pas expliquer.

Alors il décida d'aller demander aux animaux.

Il a demandé au chat pourquoi les pommes tombaient des arbres. Il a demandé par surprise, mais il ne savait pas.

Il a demandé au chien pourquoi les pommes tombaient des arbres, mais il ne le savait pas non plus.

Il a demandé au cheval pourquoi les pommes tombaient des arbres et il ne le savait pas non plus.

Le lendemain, il a demandé à un physicien pourquoi il était tombé, et ce dernier lui a dit qu'il existe une équation qui résoudra votre doute.
L'équation de la loi de gravité:

F = G m1 m2
  r2

Le garçon a appris que la terre attire tous les corps par la force de gravité.

mardi 11 juin 2019

L'éternité de l'infini, Irene Hernández Hinojal


Un jour, un garçon et une fille, assistèrent au rituel annuel de son village pour le
passage à l'âge adulte. À ce temps-là, tous les jeunes devaient surmonter une épreuve
pour devenir adultes. Quand ce fut son tour, on leur donna un pot en argile avec
couvercle, bien que trop petit pour la tâche qu'ils devaient accomplir: le remplir avec
quelque chose qui durerait éternellement pour tous les deux. Ils pensaient, et pensaient
et pensaient et ils n'arrivaient pas à comprendre l'énigme de la tâche.


Alors, ils décidèrent de demander l'opinion aux animaux puisque les grandes personnes
du village se moquaient d'eux lorsqu'ils leur posaient la question.

- Singe, c’est quoi qui dure pour l’éternité ?

- La mer, car chaque fois que vous regardez au loin, vous voyez l'horizon, dit le singe.

- Serpent, c’est quoi qui dure pour l’éternité?

- C’est très facile, dit le serpent. Le chemin qui commence au village et avance, avance, avance et ne mène nulle part.

- C’est impossible, dit la fille. On ne peut pas mettre un chemin dans un si petit pot.


Ils continuèrent à marcher, à chercher, mais ils n'arrivaient toujours pas à rien trouver.


Quand la nuit tomba, et que la pleine lune les illumina avec ses rayons, ils se
découvrirent l'un à l'autre, tout à coup. Ils se découvrirent comme jamais ils ne s'étaient
pas vus. Les mains cherchaient les mains; la bouche cherchait la bouche; les yeux
cherchaient le regard. Tous chauds, tous rôtis, ils se laissèrent emporter par le clair de
lune et couchèrent ensemble.


Le lendemain, ils retournèrent en ville, le coeur rempli, le pot vide.  Mais ils
comprirent.

- C’est dans le paradoxe qu’on trouve l’éternité.

Alors, le conte alla rejoindre la mer et celui qui le humera, entrera au paradis.

Le changement, Lucía Expósito Holgado



Il était une fois un garçon qui vivait dans un village près de la forêt. Le garçon
s'appelait Alejandro. Depuis qu'il était petit, il aimait beaucoup les animaux. Toutes
les après-midis, il jouait avec eux. Il s'amusait avec eux. Un jour, le ver, lui demanda:

- Pourquoi je ne peux pas courir

- Parce que tu n'as pas de pieds. Tu n'es pas un mille-pattes.


Le lendemain, il était avec le loup. Il était triste. Le loup lui demanda:

- Pourquoi je ne peux pas voler?

- Tu n'as pas d'ailes. Tu n'es pas un vautour.


Un autre jour, Alejandro rencontra un oiseau. Et l'oiseau lui demanda:

- Pourquoi je ne peux pas attraper les pierres.

- Parce que tu n’as pas de mains, tu n’es pas un chimpanzé.

- Bon, ça suffit. Aucun animal n’est content, il faut aller voir la sorcière.


Et dit et fait, Alejandro s’en alla rencontrer la sorcière du village et lui exposa:

- Sorcière, ver n’est pas content parce qu’il n’a pas de pieds; loup n’est pas content

parce qu’il n’a pas d’ailes; oiseau n’est pas content parce qu’il n’a pas de mains et moi
je ne suis pas content parce que je ne peux pas jouer avec eux.
- Pendant le temps que met le soleil à se lever et se coucher, ver aura des pattes, loup
aura des ailes et oiseau aura des mains. Va-t-en jouer à sa guise, et amusez-vous bien.
J'ai d'autres chats à fouetter, moi, exclama de mauvaise humeur la sorcière


Et depuis ce jour-là, ver pique le loup, loup attaque l’enfant, oiseau mange le ver et
enfant chasse l’oiseau.


Tel est mon mensonge du soir ! Les contes sont des mensonges... mais des mensonges
qui disent la vérité.

La réponse de la pierre, Juan Francisco Nevado Mellado



Il etait une fois un garçon appelé Pablo. Il était curieux, incrédule et têtu. C'est pourquoi
il commença à s'inquiéter sur le monde. Il se demandait si le monde restait immobile ou
bougeait. Comme Pablo ne rencontra pas la réponse, il demanda à l'oiseau:

- Le monde reste immobile ou bouge?


- À mon avis, le monde bouge car, d'après mon expérience, si je me tiens sur une branche,
la branche tremble. Mais je ne sais pas, demande à l'arbre, répondit l'oiseau.

- Arbre, le monde reste immobile ou le monde bouge?

- Si je pense à ce que je suis, le monde ne bouge pas. Moi je reste sur place depuis la nuit
des temps. Mais, si j'observe ce qui se passe autour de moi, le monde bouge. À mon avis,
le monde reste immobile car, d'après mon expérience, seule les choses passagères
bougent. Le monde reste et restera pour toujours. Donc, je suis certain que le monde
reste immobile. Je ne sais pas, va demander à la pierre, répondit l'arbre.


Pablo demanda à la pierre:

- Le monde bouge ou est dressé?

- Si je pense à ce que je suis, le monde ne bouge pas. Moi je reste sur place depuis la nuit
des temps. Mais, si j'observe ce qui se passe autour de moi, le monde bouge, répond la
pierre.

- Pourquoi?, demanda Pablo intrigué.

- Parce que sinon comment expliquer le jour et la nuit? Je ne sais pas si le monde bouge.
Mais je sais que le monde tourne sur soi. Comme moi, quand je tombe par le flanc de la
montagne.


Tel est mon mensonge du soir! Les contes sont des mensonges… mais des mensonges
qui disent la vérité.

La vérité des rêves, Noelia Carrasco Jiménez




Un jour, un garçon se couchait comme chaque nuit et ce n’était pas une nuit comme les
autres. Cette nuit-là était différente. Un rêve le faisait voir le visage de sa bien-aimée et
le rendait heureux et le lendemain, quand il se leva de bonne heure, il se dépêcha à
peindre le visage de la femme dont il avait rêvé et décida d'aller la chercher.
Avec son portrait et son sac à dos, il partit de Asyut pour un long voyage. Il partit  à
Helwan et demanda au plus vieil homme et le plus sage de la ville:

- Monsieur, vous qui êtes le plus vieil homme de la ville, reconnaissez-vous cette
dame comme une des filles de cette ville?
- Non, je ne l’ai jamais vue.


Il continua son long voyage, marcha, marcha, marcha et arriva à Helwan.

- Monsieur, vous qui êtes le plus vieil homme de la ville, reconnaissez-vous cette
dame comme une des filles de la ville?


- Non, je ne l’ai jamais vue.


Après de longues journées à pied par le désert, suivant les caravanes il arriva à Jartum
long voyage, il est arrivé à Jartum et il a approché deux filles qui marchaient à proximité.

- Bonjour les filles, regarde mon portrait , tu la connais?
- Non, on ne l’a jamais vu.

Il arriva à Giza et demanda au plus vieil homme et le plus sage du ville:

- Monsieur, vous qui êtes le plus vieil homme de la ville, reconnaissez-vous cette
dame comme une des filles de la ville?

- Je suis désolé mon garçon, je ne la connais pas et je ne l’ai jamais vue.


Il alla se reposer, complètement découragé et, encore une fois, il vit, la nuit, la jeune fille
au visage éblouissant dans son rêve. Le lendemain il poursuivit son chemin jusqu'à la
ville de Asyut. Messieurs, vous qui êtes le plus vieux hommes et les plus sages de la ville,
reconnaissez-vous cette dame comme une des filles de la ville?

- Non, ça ne me semble pas familier du tout, répondit l’un des vieux.
- Attends, laisse-moi voir le portrait de plus près. Mais c’est la fille d'Hassan, celle qui
vient de partir à Asyut. Il paraît que c’est là qu’habite celui qui deviendrait son mari.

- Mais... elle est partie quand ?  à Asyut?, interpella le jeune homme hors de soi.


Les deux vieux sages ne répondirent plus, trouvant le jeune fort impoli.

Alors, le conte alla rejoindre la mer et celui qui le humera, entrera au paradis.

Les étoiles et les grains de sable, Julia Jiménez Holguín



Il était une fois un garçon appelé Samuel qui vivait dans une petite ville. Samuel était
fasciné par le nombre incontable d'étoiles dans le ciel. Il voulait connaître s'il y avait
une formule pour compter les étoiles. Alors, il partit à la recherche de la formule qui
pourrait le permettre de savoir combien d'étoiles il y a.  


D'abord, il rencontra la girafe et il lui demanda:

- Bonjour dame girafe!

- Bonjour jeune homme, puis-je vous aider avec quelque chose?, répondit la girafe.

- Connaissez-vous la formule pour compter toutes les étoiles de l'univers?, lui
demanda Samuel.

- Oh! C'est impossible petit, personne ne peut compter les étoiles.


Mais il ne se découragea pas et continua à marcher, marcher, marcher. Plus loin, il
rencontra la tortue et lui demanda:

- Bonjour, belle tortue, puis-je vous poser une question très importante?

- Bonjour, comment je pourrais vous aider?

- Connaissez-vous la formule pour compter les étoiles de l'univers?

- Quoi?! tu es fou? Un garçon aussi jeune que tu ne devras pas penser à ces choses-là.
Vouloir savoir trop peut te rendre fou.


Samuel avait déjà perdu tout son espoir, quand tout à coup rencontra le lion qui s’avérait
l’animal le plus fort et le plus sage.

- Monsieur lion, s'il vous plaît attendez!

- agggggg, aggggg. Oui?

- Connaissez-vous une formule pour compter toutes les étoiles de l'univers?

- Bien sûr, petit. Mais c'est une formule un petit peu compliquée pour ton âge. C'est
sur que tu veux la savoir?  

- Oui.

- C'est bien simple. Si tu arrives à compter tous les grains de sable de la savane, tu
sauras combien il y a d'étoiles.  

- C'est impossible! Je n'arriverai jamais à faire ça!

- Voilà ta réponse, petit. Si ce n’est pas possible, c’est qu’on ne peut pas.

Le conte a répondu, il se tait.